Les signes, leur combinaison et les propriétés fondamentales du langage

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Année de début: 
2014
Année de fin: 
2015
Résumé
Ce projet Connexion comprend deux volets, soit un évènement et des activités de rayonnement. L’évènement consiste en un colloque scientifique intitulé «Les signes, leur combinaison et les propriétés fondamentales du langage : hommage à Denis Bouchard», qui a eu lieu les 13 et 14 novembre 2014 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le colloque comportait deux conférences plénières (une conférence d’ouverture et une conférence de clôture), huit communications et une discussion. Le comité organisateur est composé de C. Léger (University of Victoria), A.-M. Parisot (UQAM) et R. Pinsonneault (UQAM).
 
L’objectif de ce projet est double. Il s’agit d’une part de souligner la contribution d’un chercheur remarquable, le linguiste Denis Bouchard, aux sciences cognitives en général et à la linguistique en particulier, et d’autre part de formaliser l’impact actuel et à venir de sa contribution dans trois domaines de recherche dans lesquels ses travaux ont exercé une influence certaine, soit la théorie linguistique, la description des langues (anglais, français, norvégien, langue des signes québécoise (LSQ) et créoles) et l’origine du langage. Pour ce faire, nous proposons de structurer le projet autour de trois activités : i) une discussion in situ via des présentations des travaux des chercheurs en regard des propositions de Denis Bouchard, ii) une diffusion large en différé de ces présentations via le Web, et iii) une publication bilingue de textes à partir de la thématique du colloque et évalués par un comité de pairs.
 
Le colloque vise à questionner et évaluer le postulat néo-saussurien de D. Bouchard développé dans sa «grammaire exaptative» (Bouchard, 2002) et défendu dans sa «sign theory of language» (Bouchard, 2013), selon lesquelles l’architecture du langage repose avant toute chose sur les propriétés antérieures au langage que sont les substances conceptuelles/intentionnelles et perceptuelles/articulatoires, et non en premier lieu sur le système computationnel. Ce postulat sera revisité dans un premier temps par Frederick Newmeyer, qui lancera la discussion lors de la conférence plénière du 13 novembre à partir de sa propre conception de l’autonomie de la syntaxe, qui prend sa source dans l’arbitraire du signe, du niveau lexical jusqu’au niveau syntaxique. Les présentations qui suivront porteront sur les implications des analyses de Bouchard (1995; 1996; 2002; 2013) sur la structure sémantique (bloc 1) et morphosyntaxique (bloc 2) de faits de grammaire du français, de l’anglais, du norvégien, des créoles et de la LSQ.
 
Ce projet, incluant les conférences, la diffusion Web et la publication de textes, dont le fil conducteur est le cadre néo-saussurien de D. Bouchard, met en relation des chercheurs de diverses disciplines (sémantique, pragmatique, morphosyntaxe, lexique, origine du langage) et travaillant sur différents types de langues (romanes, germaniques, gestuelles, créoles) de façon à permettre des échanges susceptibles de faire émerger de nouvelles orientations théoriques et descriptives aux problèmes posés par la grammaire exaptative/«sign theory of language». Nous anticipons donc des retombées scientifiques dans les domaines de la théorie linguistique, de la description des langues et de l’origine du langage, plus particulièrement en ce qui concerne l’établissement de nouvelles questions de recherche entre ces domaines. De plus, le colloque permet d’évaluer les analyses de D. Bouchard et d’en montrer l’actualité. 
 
Pour accéder au site web du colloque, ainsi qu'aux vidéos des conférences, cliquez ici!
Chercheur(s): 
Chercheur non-membre: 
Léger, Catherine
Pinsonneault, Reine
Organisme subventionnaire: 
CRSH - Programme Connexion